Jeudi 22 décembre 2005
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La première image qui vient à l'esprit lorsqu'on parle de J-Pop est une bande d'adolescents avec les cheveux violets qui jouent une pope légèrement musclée, soutenue par un chant nasillard. Le tout avec des paillettes, des néons kitschs, des habits sortis d'un défilé de jean-paul gaultier dans ses mauvais jours et un côté plus éphémère que les fleurs de sakura. Pour résumer, c'est un petit naïf mais pas très glorieux. Par exemple, je pourrais citer Orange Range dans ce genre de J-Pop. C'est populaire, pas bien méchant, un peu naïf, mignon et simplet. Ils sont gentils mais il faut pas rester trop longtemps à écouter leur guimauve insipide.
Dans une autre catégorie, la J-Pop est aussi incarnée par Ayumi Hamasaki. Fan de Madonna, elle est le symbole de la fille retouchée pour s'occidentalister le visage: débridation, cheveux légèrement ondulés. Elle est l'idole absolue d'une génération de Nipponnes. Et accessoirement il paraîtrait qu'elle est aussi chanteuse. Une autre vendeuse de soupe avec un maquillage réussi.
Le quidam qui s'arrêterait sur ces impressions quant à la Musique Nipponne en ressortirait déçu, avec une moue de léger dégoût et dédain. Mais il aurait bien tort. Résumer la J-Pop à Hamasaki et à Orange Range serait comme résumer la Variété Française à Lorrie et à Kyo. Faut quand même pas pousser, il existe aussi des vrais musiciens intéressants dans la J-Pop.
Passé ce petit côté kitsch un peu inévitable, on s'enfonce dans les bas fonds de Tokyo pour trouver de la musique excitante. Et il y a matière. C'est un problème de statistique. Si 70% de la population constituée d'approximativement 120 millions d'habitants fait de la Musique et que 1% des musiciens fait quelque chose d'excitant, avec une moyenne de cinq musiciens par groupe, on arrive en moyenne à 168.000 groupes avec un potentiel. De quoi égayer vos soirées ennuyeuses.
Parce qu'il existe des Nippons qui innovent. Et il n'y pas forcément besoin d'aller faire des recherches poussées dans l'underground, à droite des égoûts. Prennons par exemple Dragon Ash. Un groupe qui n'a cessé d'évoluer, mélangeant des éléments de punk, de rap, de techno et de musique flamenco. Menés par leur chanteur KJ dont l'un des derniers projets était une bande originale de film d'horreur faite de techno jungle mixée avec du saxophone. Ca a au minimum le mérite de piquer la curiosité.
Vous pourrez aussi vous laisser tenter par le techno rock de SBK, qui détourne les stéréotypes de la J-pop kitschouille et la marie avec des influences plus progressives. L'un des chanteurs, Shigeo travaille maintenant sur son projet Mold avec son frère, une sorte de techno influencée par Aphex Twin. Seul petit bémol, faudra vraiment dire au frère de Shigeo que se faire appeler "DJ Raymond" n'est pas forcément du meilleur goût.
En creusant plus, on en arrive à des petites perles intimistes. J'ai eu mon concert extatique de l'année il y a deux semaines dans un petit bar de kokubunji, avec un groupe appelé Varunk. Recadrons. Le groupe est composé d'un batteur et d'un bassiste et ils utilisent un nom Hongrois. Déjà, c'est a priori pas banal. La musique est puissante, étonamment mélodique, mais surtout pleine d'images et d'émotions. On est transporté dans les montagnes du tibet, dans les vieilles villes d'Inde ou dans les rizières de Chine. Certes, il faut avouer que l'ambiance était très intimiste (voir photo ci-dessous). C'est un peu le plaisir qu'on peut avoir ici. Il y a énormément d'endroits où les groupes peuvent jouer. Quel que soit le syle improbable d'un groupe, il y aura toujours un bar dans un sous-sol qui sera heureux de les accueillir. En général moyennant une petite participation, on n'est quand même pas à Disneyland. Ou plutôt si, justement.
Dans une autre catégorie, la J-Pop est aussi incarnée par Ayumi Hamasaki. Fan de Madonna, elle est le symbole de la fille retouchée pour s'occidentalister le visage: débridation, cheveux légèrement ondulés. Elle est l'idole absolue d'une génération de Nipponnes. Et accessoirement il paraîtrait qu'elle est aussi chanteuse. Une autre vendeuse de soupe avec un maquillage réussi.
Le quidam qui s'arrêterait sur ces impressions quant à la Musique Nipponne en ressortirait déçu, avec une moue de léger dégoût et dédain. Mais il aurait bien tort. Résumer la J-Pop à Hamasaki et à Orange Range serait comme résumer la Variété Française à Lorrie et à Kyo. Faut quand même pas pousser, il existe aussi des vrais musiciens intéressants dans la J-Pop.
Passé ce petit côté kitsch un peu inévitable, on s'enfonce dans les bas fonds de Tokyo pour trouver de la musique excitante. Et il y a matière. C'est un problème de statistique. Si 70% de la population constituée d'approximativement 120 millions d'habitants fait de la Musique et que 1% des musiciens fait quelque chose d'excitant, avec une moyenne de cinq musiciens par groupe, on arrive en moyenne à 168.000 groupes avec un potentiel. De quoi égayer vos soirées ennuyeuses.
Parce qu'il existe des Nippons qui innovent. Et il n'y pas forcément besoin d'aller faire des recherches poussées dans l'underground, à droite des égoûts. Prennons par exemple Dragon Ash. Un groupe qui n'a cessé d'évoluer, mélangeant des éléments de punk, de rap, de techno et de musique flamenco. Menés par leur chanteur KJ dont l'un des derniers projets était une bande originale de film d'horreur faite de techno jungle mixée avec du saxophone. Ca a au minimum le mérite de piquer la curiosité.
Vous pourrez aussi vous laisser tenter par le techno rock de SBK, qui détourne les stéréotypes de la J-pop kitschouille et la marie avec des influences plus progressives. L'un des chanteurs, Shigeo travaille maintenant sur son projet Mold avec son frère, une sorte de techno influencée par Aphex Twin. Seul petit bémol, faudra vraiment dire au frère de Shigeo que se faire appeler "DJ Raymond" n'est pas forcément du meilleur goût.
En creusant plus, on en arrive à des petites perles intimistes. J'ai eu mon concert extatique de l'année il y a deux semaines dans un petit bar de kokubunji, avec un groupe appelé Varunk. Recadrons. Le groupe est composé d'un batteur et d'un bassiste et ils utilisent un nom Hongrois. Déjà, c'est a priori pas banal. La musique est puissante, étonamment mélodique, mais surtout pleine d'images et d'émotions. On est transporté dans les montagnes du tibet, dans les vieilles villes d'Inde ou dans les rizières de Chine. Certes, il faut avouer que l'ambiance était très intimiste (voir photo ci-dessous). C'est un peu le plaisir qu'on peut avoir ici. Il y a énormément d'endroits où les groupes peuvent jouer. Quel que soit le syle improbable d'un groupe, il y aura toujours un bar dans un sous-sol qui sera heureux de les accueillir. En général moyennant une petite participation, on n'est quand même pas à Disneyland. Ou plutôt si, justement.
Autant le dire, je suis arrivé au Japon avec de forts a priori. Il faut dire que le fait que la majorité d'entre eux soient restés bloqués dans début des années 80 ne m'inspirait aucune confiance. Mais pour le gaijin masochiste qui aime persévérer, il y a des vraies perles sous la masse insipide et creuse de la J-Dope qui passe à la télé.
Outre ce goût pour le plagiat zélé, vous pourrez trouver de nombreuses annonces de groupes de "visual rock". C'est le genre de groupes dont l'intérêt repose plus sur le look que sur la musique. C'est là qu'interviennent les studios de répètitions. Très pratiques, nombreux et dotés d'un très bon équipement, les studios sont le lieu obligé pour faire de la musique. Dans un pays où la majorité de la population vit dans de petits appartements, on ne peut pas répéter dans le garage. Soit il n'y en a pas, soit les murs sont en papier et on sonorise alors tout le quartier. Les studios de répétition, outre leur set complet d'amplis et de batterie, ont les murs couverts de miroirs. On se croirait dans une salle de musculation Californienne. Le but de ces miroirs? Le travail de la pose. Et probablement aussi retoucher le maquillage. On peut donc voir les groupes de visual rock se maquiller, puis tous se tourner vers le miroir et exécuter des poses qui donneraient honte à 
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